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L'héraldique

L'héraldique, c'est la science des armoiries. Né au Xème siècle, le blason sert de carte d'identité notamment sur les champs de bataille où il est seul moyen de distinguer alliés et ennemis. Peu à peu, il s'étend à toutes les corporations et à tous les lieux. A la fin du XVIIème siècle, Louis XIV instaure un impôt, il est donc désormais obligatoire d'enregistrer toutes les armoiries. Grâce à cela on sait qu'il a existé plus de 100 000 armoiries, dont plus de 5000 pour les communes.
Le blason possède une lecture multiple :
c'est une écriture puisque les objets y sont figurés par des signes,
c'est une arithmétique : les valeurs mathématiques et la géométrie y sont essentielles,
c'est une symbolique : certaines figurent ont un sens caché pour le profane.
Il existe dans l'héraldique une sorte de code qui veut que l'on se prête à certaines règles. Ainsi, il est indispensable de ne pas transgresser ces interdits:
On ne met jamais de métal sur du métal, ni de l'émail sur de l'émail, ni de la fourrure sur de la fourrure.
On ne met jamais d'or sur de l'argent ni de l'argent sur l'or.
On ne met pas non plus de couleur sur une autre couleur ni de l'hermine sur du vair.
En 1790, la Révolution Française sonne le glas des armoiries, mais seulement pour un temps...
De l'héraldique en général à l'écu en particulier

Les couleurs des émaux

Gueules (rouge) : symbole du courage
Sable (noir) : symbole de la noblesse
Azur (bleu) : symbole de la beauté
Pourpre (violet) : symbole de la puissance
Sinople (vert) : symbole de la liberté

Les couleurs des métaux

Or (jaune) : symbole de la richesse, représentation du soleil
Argent (blanc) : symbole de l'innocence, représentation de l'innocence

Pourtant, afin de réunir un émaillage parfait, Jean-Marc Richard travaille avec plus de 100 nuances qu'il a lui-même découvertes.

En plus des couleurs, il y a les fourrures : hermine et vair. Elles sont la combinaison de deux couleurs avec des formes stylisées, rappelant les combattants médiévaux dont les boucliers étaient recouverts de fourrure.
L'hermine est représenté dans le blason par un champ d'argent semé de mouchetures de sable. Elle blanche et noire. Lorsque les couleurs sont inversées on dit " contre hermine ". C'est normalement une fourrure rare et chère.
Le vair est représenté par des points blancs et bleus alternés sur des petites cloches polygonales. Quand les clochettes sont disposées sommet contre sommet on dit " contre vair ". Le vair est la fourrure du petit gris qui servait au Moyen Age à doubler les vêtements ( et à fabriquer des escarpins si on en croit Charles Perrault et Cendrillon).

Souvent c'est en s'intéressant à son arbre généalogique que l'on découvre les armes de sa famille. Si la filiation est établie, on peut porter les couleurs paternelles, dans le cas contraire on peut prendre les armoiries de la ligue maternelle.
Les partitions
Ce sont les traits qui partagent l'écu, ils peuvent être verticaux, horizontaux ou diagonaux.

Les figures ou meubles
Ce sont tous les sujets qui ornent le blason. Ils peuvent être traditionnels : le lion ou le lys, par exemple, ou plus modernes comme un ordinateur ou un vaisseau spatial. Chacun, dans la mesure où il ne copie sur personne, peut créer les armes de sa famille.

Avant de créer son propre blason, il n'est pas inutile de voir si dans sa généalogie il n'y a pas d'armoiries déjà existantes. Pour cela, il suffit bien souvent de consulter l'Armorial Général à la bibliothèque Nationale.

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FIN CHAPITRE III
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